Le problème de votre défi

Ulysse Lubin

2/9/2026

4

min de lecture

Au début de l'été, j'ai annoncé le Supranormal Club.

Pour ceux qui ont un défi qui compte à relever.

Nous avons ouvert 100 places. Elles sont parties en quelques heures. Puis nous avons fermé les portes. Nous voulions d'abord éprouver nos hypothèses.

C'est chose faite. Pendant deux mois, nous avons testé, ajouté, retiré, jusqu'à arriver à ce qui nous paraît être le meilleur endroit en France pour oser.

Aujourd'hui, les portes du club ouvrent officiellement en grand !

Avec une offre, cette semaine : 30 jours d'essai pour 1€.

Vous ne risquez rien à essayer.

Quoique, si, vous risquez quelque chose.

Si vous avez l'habitude de cocher toutes les cases, sauf les vôtres, vous risquez de commencer à les cocher.

Je le sais parce que j'ai observé ces 100 premiers membres évoluer au sein du club. Et ce que j'ai découvert en dit long sur ce qui nous empêche d'oser.

Ce que nos membres font vraiment

D'abord, un peu de contexte.

On nous prend souvent pour un club d'aventuriers. Des expéditions, des marathons, des trucs extrêmes. Cela ne représente que 15% des défis.

3 membres sur 4 viennent chercher du soutien sur des projets de l'esprit.

Dans le détail :

  • 35% veulent monter ou faire décoller une activité : une offre de coaching, une application, une agence ;
  • 25% veulent créer une œuvre : publier un livre, sortir un documentaire, organiser une exposition ;
  • 15% veulent lancer un média ou simplement se montrer : une chaîne YouTube, un podcast, une newsletter.

Enfin, les 10% restants veulent bâtir un lieu ou un collectif.

Ce qui revient partout

En lisant les 100 défis du club, j'ai remarqué un schéma récurrent.

La plupart des membres n'ont aucun blocage pour passer à l'action.

Ils produisent déjà énormément, tout le temps. Pour leurs clients, leur employeur, leurs enfants. Mais pratiquement jamais pour eux.

Ils l'écrivent :

  • « Je passe mon temps à écrire pour le compte des autres. »
  • « Je crée toujours pour d'autres, alors qu'au fond, ce que je veux, c'est explorer et créer mon propre contenu. »
  • « Je veux passer de la prestation pour les autres à la création d'un projet personnel qui me ressemble vraiment. »

Qu'est-ce qui fait que notre défi le plus personnel, celui qui nous tient le plus à cœur, reste au placard ?

En deux mois dans le club, j'ai trouvé des réponses.

Le véritable sujet

Si on laisse traîner ce défi, ce n'est pas parce qu'il manque d'importance. J'en veux pour preuve qu'il vous fait un peu peur, pas vrai ? C'est bien qu'il compte.

Alors, quel est le problème ?

Souvent, on se raconte que c'est une question de temps ou d'argent. Ce sont de bonnes excuses pour attendre. J'en parlais dans Le coût caché de l'attente.

La réalité : il n'y a pas de bon moment pour tenter quelque chose.

Je ne dis pas ça dans le vent. Supranormal est né en même temps que ma fille. Elle aura bientôt 10 mois, et elle ne sera gardée qu'à la rentrée.

Depuis sa naissance, je jongle ainsi entre les couches, le club, les biberons et ma newsletter. Le tout dans une période financièrement incertaine.

Dans Le mec de LinkedIn, je vous annonçais arrêter mon activité de formation, celle qui me rémunère le plus, pour me concentrer sur Supranormal. Ce n'était pas du bluff. Suis-je inconscient ?

Pour beaucoup, oui. Pour d'autres, non.

Tout dépend de qui j'ai en face de moi.

C'est là que ça se joue : l'entourage.

L'effet miroir

Votre entourage n'est pas préparé à vous voir oser.

Un membre l'a ainsi exprimé : « C'est difficilement un sujet que je peux aborder au travail ou avec la plupart de mes amis qui me prendraient pour un illuminé. J'ai d'ailleurs hésité avant de me lancer. »

Votre élan devient un miroir : il renvoie à vos proches ce qu'ils n'osent pas faire. Certains vous dissuaderont parce que votre courage fera ressortir leurs insécurités. Vous voir abandonner les conforterait dans leur position.

Alors on fait quoi ? On envoie chier tout le monde et on se lance dans le vide ?

Je l'ai fait.

En 2020, quand j'ai voulu tout plaquer pour partir relever 100 challenges à travers le monde, personne ne m'a soutenu. J'y suis allé quand même.

Honnêtement, c'est une option.

Mais peut-être pas la meilleure.

Certes vous n'aurez plus personne pour vous décourager, mais dans les moments de doute, vous ferez face à une nouvelle forme de solitude.

Une solitude qui tue des projets.

S'entourer pour oser

Ne vous passez pas de vos proches. Ils vous aiment, parfois maladroitement.

Construisez-vous un second cercle, qui vous comprend.

Vous n'êtes pas limité par vos capacités. Vous êtes limité par ce que vous considérez comme normal. Et cette norme, ce sont les gens autour de vous qui la fixent.

Regardez dans quelle pièce vous vous trouvez.

Si personne n'y crée de contenu sur Internet, vous lancer sur YouTube paraît prétentieux. Si personne n'y entreprend, créer votre boîte paraît inconscient. Si personne n'y fait de sport, préparer un Ironman paraît téméraire.

Dans le Supranormal Club, rien de tout cela n'est anormal.

En arrivant, vous allez lire les défis des autres. Y répondre. Vous prendre des claques d'inspiration. Ce soir-là, vous n'aurez pas avancé sur votre projet.

Vous aurez avancé sur qui vous vous autorisez à devenir.

Reste l'action.

Ce qui vous manque

Se croire capable d'écrire un livre n'écrit pas les chapitres.

Vous savez déplacer des montagnes. Nous l'avons vu : vous le faites pour vos clients, votre employeur, vos enfants. La différence ? Quelqu'un attend.

Votre défi, lui, n'a personne en face. Il lui manque un commanditaire.

Vous allez me dire qu'il en a un : vous.

C'est exactement le problème. Vous êtes des deux côtés du contrat. Vous fixez l'échéance, et vous avez le pouvoir de la déplacer.

Un engagement dont on réécrit les termes tout seul n'est pas un engagement, c'est une intention.

Le club vous fournit ce qui vous manque : des témoins.

C'est ce que sont venus chercher les 100 premiers membres :

  • « Si je disparais trois jours, venez me chercher. »
  • « Demandez-moi mes chiffres, c'est là que je lâche. »
  • « J'ai besoin de témoins pour sortir les épisodes de mon podcast au lieu de les empiler. »

Un témoin n'est pas un surveillant.

Un surveillant a une norme, il vérifie que vous vous y conformez, et il sanctionne l'écart. Un témoin ne vérifie rien. Il sait seulement ce que vous avez dit, et vous ne pouvez plus faire comme si vous ne l'aviez jamais dit.

Le mot de la fin

De toutes les phrases que j'ai lues dans le club, celle-ci est la plus révélatrice :

« J'ai mis dix ans à me décider. Cette fois j'ai une date, et plus d'excuse. »

Ouvrez votre placard. Ressortez ce défi qui vous fait un peu peur. Et après ? Autorisez-vous à oser. Entourez-vous pour déplacer ce que vous croyez possible. Engagez-vous devant des témoins. Vous verrez la différence.

Voilà pourquoi nous avons construit le Supranormal Club.

Vous y trouverez des rituels pour ne plus abandonner en silence. Des expériences, chaque mois, en ligne et en présentiel. Et une communauté.

Avec des gens qui deviendront vos partenaires d'entraînement, vos premiers lecteurs, parfois vos amis. Et qui seront les témoins de votre évolution, du normal vers le supranormal.

Cette semaine, nos portes sont grandes ouvertes.

Avec 30 jours d'essai pour 1€ (offre valable jusqu'au 09 septembre).

Rejoindre le Supranormal Club pour 1€

Prenez soin de vous.

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